La race ovine de Boujaad en vedette dans la ville des mille et un saints

Bejaad – A Bejaad, la ville des mille et un saints, tous les regards sont tournés vers la race ovine de Boujaâd à l’occasion de l’Aïd Al Adha.

Cette race locale peuple l’ensemble de la zone de la plaine de Tadla, passant par Bejaad, ville natale de ce mouton, Oued Zem et Khouribga.

De taille moyenne à grande, cette race représente 1,5% de la population ovine du Royaume soit environ 260 mille têtes. Le poids du mal varie entre 70 et 80 kg, celui de la brebis entre 45 et 60 kg.

Sa productivité, ses qualités bouchères et sa toison favorisent son adaptation dans les autres régions qui connaissent des températures basses.

Le climat de la région Béni Mellal-Khénifra et les étendues des pâturages des plateaux de Tadla ont constitué un terrain propice pour la croissance et le développement de cette race rustique.

Cette race dite « jaune » a été reconnue en 1987 comme espèce purement nationale, aux origines bien définies et aux caractéristiques uniques en vue d’encourager les éleveurs à s’y investir.

Dès lors, de grands efforts ont été déployés par le ministère de l’Agriculture en collaboration avec l’ANOC pour la mise en place d’un ensemble de programmes d’amélioration génétique, à travers la sélection des meilleurs béliers et brebis et leur contrôle hygiénique, outre le suivi minutieux de leur développement.

Dans une déclaration à M24, la chaîne d’information en continu de la MAP, Abderrahmane Bounouar, éleveur engraisseur dans la commune de Bni Zrantel à Bejaad a souligné que la race de Boujaad occupe une place de choix chez les éleveurs de la ville de Bejaad et des régions environnantes, relevant cette race dite « Lasfar » peut s’adapter parfaitement avec les autres régions et résiste aux températures basses.

Il a fait savoir que cette race recèle de grandes potentialités notamment le goût exceptionnel de sa viande, sa rusticité, en plus de sa capacité à s’adapter à un environnement difficile caractérisé par la rudesse et la rareté des pâturages.

La race ovine « Timahdite », dont le nom est associé à la localité de Timahdite, dont cette race est originaire, est éparpillée dans l’ensemble du Moyen Atlas depuis les montagnes de Taza, en passant par les régions de Boulemane jusqu’à Khénifra et ses environs et plus particulièrement la localité d’Aguelmous.

Les races ovines marocaines sont diverses et se distinguent par leur capacité à s’adapter à leur environnement naturel et écologique. Outre la race de Tamahdite répandue dans l’ensemble du Moyen Atlas, on trouve également la race ovine Béni Guil éparpillée sur les hauts-plateaux de l’oriental.

Les autres races locales se trouvent dans d’autres zones géographiques, et se distinguent par leur élevage dense à l’intérieur des granges. La race Sardi est également répandue et très prisée sur le marché du bétail. Elle peuple les zones de Béni Meskin et El Kelâa des Sraghna. On trouve également la race de D’man qui est répandue dans le sud-est du Royaume.